21.4.10

Potentiel inexploité de la population suicidaire

Presque rien à voir mais : Qu'y a-t-il de plus injuste que le fait que les personnes exubérantes et prétentieuses aient une existence plus facile que celles qui sont timides et modestes ?


Avoir profondément envie de mourir lorsqu'on est ado et qu'on découvre certaines réalités de l'existence, c'est rassurant et logique. C'est le contraire qui est inquiétant.
Mais pas une envie passagère, pas une envie d'un jour, il faut que cela dure des semaines, des mois. Voire des années.

Deux types de population se suicident pour une bonne raison :
- ceux qui se rendent compte qu'ils ne comprennent rien, qu'ils sont limités intellectuellement pour interagir correctement avec le reste du monde. Pour ceux-là le plus dur est habituellement de s'en rendre compte. Je félicite ceux qui y parviennent.
- ceux qui se rendent compte qu'ils comprennent plus vite que les autres, et que l'ensemble de l'humanité est d'une médiocrité indicible. C'est très compréhensible.

La société devrait prêter une grande attention à la part de sa population qui est suicidaire. Une fois enlevés tous ceux qui ont de "mauvaises" raisons (par exemple ceux qui ont subi un traumatisme plus jeune, ceux qui souffrent à cause de pertes matérielles ou sentimentales, et autres choses qui se soignent/gèrent) - même s'il peut sembler qu'il n'y a rien de plus affreux et prétentieux que de classer les raisons en bonnes ou mauvaises - il reste les deux populations décrites plus haut. La première améliore déjà la société en s'autodétruisant - cynisme ultime - mais la seconde a un potentiel énorme d'amélioration de la société. Si nombre d'entre eux se laissaient convaincre d'entamer une lutte (plutôt que de l'abandonner) contre tout ce qui les révolte, tout ce qui selon eux pourrait être amélioré, la société subirait une modification sensible et hautement bénéfique. De plus cela leur ferait une excellente raison de vivre.
Ce serait autrement plus profitable que de les bourrer d'antidépresseurs pour qu'ils se vautrent ensuite dans une existence banale, ou que de les laisser mourir.

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