Le temps passe et je ne fais rien de constructif.
Je ressens un fort besoin de durcir mes propos, de me montrer plus exigeant, plus agressif parfois, envers ceux qui ne comprennent pas, qui ne respectent pas certaines valeurs, qui ne pensent qu'à eux, qui font preuve de nonchalance. Est-ce mal ?
L'une de mes qualités a généralement été de faire preuve de patience, de compréhension, de tolérance, de gentillesse. C'est difficile de faire tout ça lorsqu'on comprend en moyenne mieux que les autres tandis que dans le même temps ils vous agressent et pensent être en droit de le faire.
Maintenant il semble que le vase déborde. J'en ai assez d'être gentil, d'être patient, d'être compréhensif. Cela ne mène pas à grand chose, à part peut-être à vous forger une réputation sympathique, mais ceci est négligeable. Pour faire bouger les choses il semble nécessaire d'inverser mon comportement. Bien sûr je serai toujours vigilant sur mes erreurs, m'excuserai lorsque j'en commettrai, ferai des concessions, etc. Mais lorsque j'aurai raison et surtout lorsque les personnes dépasseront les limites, et elles le font tout le temps puisqu'elles semblent adorer cela même si elles sont généralement inconscientes de le faire, alors là par contre je ne les raterai plus. Par écrit j'étais déjà quelque part sur cette ligne de conduite, mais trop mollement et pas avec tout le monde. Il est temps que les choses changent.
Gandhi disait pourtant :
« La recherche de la vérité ne doit admettre qu'aucune violence ne soit infligée à un adversaire, mais qu'il doit sortir de l'erreur par la patience et la sympathie. Parce que ce qui apparaît comme la vérité à l'un peut apparaître comme erreur à l'autre. Et patience signifie auto-souffrance. Donc la doctrine est revendication de la vérité, pas en infligeant des souffrances à son adversaire, mais à soi-même. »
ainsi que :
« Marcher sur le tranchant effilé de la non-violence n'est pas chose facile dans ce monde plein de violence. La richesse ne nous y aide pas; la colère est un ennemi de la non-violence; et l'orgueil est un monstre qui la dévore. »
mais il terminait ce paragraphe par :
« Dans cette observance ferme et acérée de la religion de la non-violence, il faut souvent reconnaître la prétendue violence comme la forme la plus vraie de la non-violence. »
Il ne sera jamais pour moi question de faire du mal gratuitement. Et lorsqu'il n'y aura pas violence en face, moi non plus je n'en ferai pas preuve. Et lorsque je pourrai faire autrement, je le ferai. Et je laisserai toujours une chance à mes interlocuteurs inconnus. Mais une fois qu'ils auront franchi une certaine limite, je ne leur ferai plus aucun cadeau, y compris si ça doit passer par la violence écrite.
Je ressens un fort besoin de durcir mes propos, de me montrer plus exigeant, plus agressif parfois, envers ceux qui ne comprennent pas, qui ne respectent pas certaines valeurs, qui ne pensent qu'à eux, qui font preuve de nonchalance. Est-ce mal ?
L'une de mes qualités a généralement été de faire preuve de patience, de compréhension, de tolérance, de gentillesse. C'est difficile de faire tout ça lorsqu'on comprend en moyenne mieux que les autres tandis que dans le même temps ils vous agressent et pensent être en droit de le faire.
Maintenant il semble que le vase déborde. J'en ai assez d'être gentil, d'être patient, d'être compréhensif. Cela ne mène pas à grand chose, à part peut-être à vous forger une réputation sympathique, mais ceci est négligeable. Pour faire bouger les choses il semble nécessaire d'inverser mon comportement. Bien sûr je serai toujours vigilant sur mes erreurs, m'excuserai lorsque j'en commettrai, ferai des concessions, etc. Mais lorsque j'aurai raison et surtout lorsque les personnes dépasseront les limites, et elles le font tout le temps puisqu'elles semblent adorer cela même si elles sont généralement inconscientes de le faire, alors là par contre je ne les raterai plus. Par écrit j'étais déjà quelque part sur cette ligne de conduite, mais trop mollement et pas avec tout le monde. Il est temps que les choses changent.
Gandhi disait pourtant :
« La recherche de la vérité ne doit admettre qu'aucune violence ne soit infligée à un adversaire, mais qu'il doit sortir de l'erreur par la patience et la sympathie. Parce que ce qui apparaît comme la vérité à l'un peut apparaître comme erreur à l'autre. Et patience signifie auto-souffrance. Donc la doctrine est revendication de la vérité, pas en infligeant des souffrances à son adversaire, mais à soi-même. »
ainsi que :
« Marcher sur le tranchant effilé de la non-violence n'est pas chose facile dans ce monde plein de violence. La richesse ne nous y aide pas; la colère est un ennemi de la non-violence; et l'orgueil est un monstre qui la dévore. »
mais il terminait ce paragraphe par :
« Dans cette observance ferme et acérée de la religion de la non-violence, il faut souvent reconnaître la prétendue violence comme la forme la plus vraie de la non-violence. »
Il ne sera jamais pour moi question de faire du mal gratuitement. Et lorsqu'il n'y aura pas violence en face, moi non plus je n'en ferai pas preuve. Et lorsque je pourrai faire autrement, je le ferai. Et je laisserai toujours une chance à mes interlocuteurs inconnus. Mais une fois qu'ils auront franchi une certaine limite, je ne leur ferai plus aucun cadeau, y compris si ça doit passer par la violence écrite.