2.9.16

Rentrer

Dépression est là, tapie, guettant.
Solitude en est un terreau.
Voir du monde aussi.
Il faut de la joie pour vivre.
En manque.
Et ne puis en générer.
Société m'a broyé.
Êtres humains m'ont broyé.
Simplement en existant.

Est-ce ma faute ? Suis-je coupable ?
Ma perception du monde est-elle fausse ?
Ma perception d'autrui est-elle fausse ?
Une perception ne peut être fausse, elle est ce qu'elle est.
Je devrais percevoir les choses autrement ?
Je les perçois telles que je les perçois.

On répète à l'envi que le temps passe vite, qu'il ne faut pas le laisser filer.
Pour moi il passe bien trop lentement.
Je n'ai pas fait grand-chose de mon existence, mais que pouvais-je bien en faire ?
Que pouvais-je bien avoir envie d'en faire ?
Encore beaucoup d'années s'annoncent devant moi.
Beaucoup trop.
Et toujours cette vague survie ne ressemblant pas à grand-chose.
Désabusé et triste.