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1.11.10

Le temps passe

Y a-t-il finalement une si grande différence entre agir et ne rien faire ?
Lorsque dans l'ensemble les choses vous indiffèrent, alors non, pas si grande.
Tout revient encore et inévitablement à l'envie et à la motivation.

La différence majeure entre agir et ne rien faire est ce sur quoi ça peut déboucher. Agir ne débouche parfois sur rien, certes. Parfois cela peut aussi engendrer des choses négatives, certes aussi. Mais d'autres fois cela peut apporter quelque chose, être source de progression, créer des potentialités. Tandis que ne rien faire débouche presque invariablement sur du vide.
C'est tout de même à noter.

Il est encore fréquent que je mette longtemps avant de me lever après m'être réveillé, ou encore que je reste plus longtemps que de raison dans mon bain. A l'origine la même éternelle question : "Pourquoi ? A quoi bon ?".
La gestion du quotidien demeure pour moi une lutte. S'il n'y a pas quelque chose qui crée chez moi de l'envie et de la motivation, je ne vois naturellement aucune raison de poursuivre cette lutte. Au final, même si je ne vois pas de raison, j'y suis plus ou moins obligé quand même, mais dans ce cas je vais le faire en traînant les pieds, en reportant sans cesse, en ne m'appliquant guère. Une existence ne peut se composer de ceci longtemps.

Je dois me fixer des objectifs et élaborer des projets. Je n'ai pas le choix. Puisque le suicide a pour l'instant été rejeté, c'est la seule alternative valable. Le reste ne vaut rien.
Voilà : des objectifs, des projets, puis agir.
Peut-être que je ne suis pas sûr que les objectifs soient les bons, que les projets soient les plus intéressants, mais c'est la meilleure route, alors je dois la prendre.
Il n'y a plus qu'à espérer que ceci crée assez d'envie. L'espoir, cette chose insensée qui dort au fond des Hommes.

17.7.10

Choisir

Se lever ou ne pas se lever, l'indécision dès le réveil. Mais l'indécision partout, toujours. Ne pas savoir citer une couleur préférée, un plat préféré ou quoi que ce soit de préféré d'ailleurs. Avoir du mal à choisir un parfum de yaourt (il y a bien longtemps que j'en prends un au hasard dans mon frigo et que je le mange sans même regarder à quoi il est). Être incapable de faire des choix au supermarché devant des rayons inconnus, quels qu'ils soient, et toujours prendre la même chose dans les rayons connus pour ne pas se retrouver confronté à l'indécision. Incapacité de choisir entre cesser de jeûner maintenant ou demain. De choisir un pays où partir, ne même pas savoir déterminer sa préférence entre rester et partir. Ne pas savoir s'il faut rester dans tel club ou changer. Être incapable de se faire un programme estival. Avoir des chèques cadeaux FNAC et être incapable de choisir comment les utiliser. Être incapable de déterminer si je veux changer d'appart. Si je veux vivre ou ne pas vivre.

Une telle indécision permanente et partout est la conséquence d'une grande indifférence à l'ensemble des choses. Une des principales caractéristiques de ceux qui vivent semble être de savoir choisir, de préférer des choses à d'autres. Être noyé ainsi dans l'indifférence c'est devoir se cantonner à une pâle survie. Mais on ne choisit pas si les choses nous indiffèrent ou non. Elles le font ou elles ne le font pas, on ne fait que subir. Choisir n'est pas une chose qui s'apprend. Normalement c'est naturel.