1.3.08

To exist

Oh dear, c'est le rush, plus le temps d'écrire. Nous dirons et de penser, dans une moindre mesure, et nous nous demanderons si c'est une chose positive.
Je pioche dans des thèmes griffonnés fin décembre. Il y a le thème majeur.

Est-ce que j'aurais eu tort de conclure il y a 5 ans que le suicide était la meilleure alternative ?
Parce que je commence enfin à avoir l'impression que j'existe. Oh ce n'est pas encore l'existence avec un grand E, d'ailleurs elle par contre je crois que je ne pourrai jamais l'atteindre, peut-être que personne ne le peut d'ailleurs. Ça serait de n'être contraint par rien et de se sentir exister à chaque moment. Complètement utopique, en effet. Mais déjà un semblant d'existence c'est beaucoup, c'est assez pour que ça tende à la révolution et que ça me fasse remettre en question les conclusions anciennes.
Je pensais que mon problème relationnel et la problématique d'effectuer des activités intéressantes pèseraient toujours trop lourds pour que je parvienne à exister. Le problème relationnel s'est estompé, je ne sais trop comment, l'habitude sans doute. J'ai toujours une crainte des gens mais disons qu'elle n'est plus maladive, et je suis toujours aussi différent d'eux (ou alors un chouia moins, admettons) et j'en souffre toujours mais là aussi, je ne sais trop comment, je contourne le problème. Comme déjà évoqué, il est clair que le fait d'être presque toujours actif agit comme une sorte de diversion. Ensuite il est je pense indéniable que vivre seul penche de manière positive dans la balance. Puis il y a quelques éléments motivants dans ce que je fais, beaucoup de transmission aux enfants et des perspectives laissant espérer. Finalement je ne peux pas vraiment dire pourquoi je me sens exister, c'est la somme de tous ces éléments.
Je dirais que j'ai trouvé un des rares chemins menant de là où j'étais il y a 5 ans à là où j'en suis maintenant, peut-être même le seul. Je ne pense pas que je pouvais envisager que ce chemin existe et que je le trouve. Mais est-ce que j'aurais du laisser une part, même infime, d'incertitude à ce sujet ? En fait je ne sais plus si j'étais catégorique ou si la probabilité de l'existence d'un tel chemin me paraissait si faible qu'elle ne vaille pas le coup d'être considérée.
En fait ce n'est pas que les choses ont vraiment changé, c'est que j'ai trouvé le chemin pour m'en accommoder. Je rencontre un minimum de gens, mange aussi peu accompagné que possible, me préserve au maximum du bruit et des conversations, gravite le plus possible autour de ce qui me passionne, esquive au maximum les démarches, réfléchis moins souvent à l'existence...
Cette année je vais avoir 25 ans et ça doit être la première fois que j'envisage de dépasser les 30. Rien n'est fait, la route est longue et difficile (comme on dit), la vitesse à laquelle je me lasse est toujours un danger, ainsi que ma personnalité par rapport au monde dans lequel on vit. Mais le sentiment d'exister, même occasionnel, et la présence de certains espoirs, sont déjà remarquables.