13.8.08

Sociability

On dira ce qu'on veut sur ma prétendue nouvelle sociabilité mais quelque chose cloche et clochera toujours.
Des amis d'âges divers organisent une après-midi détente vacances chez l'un d'eux, genre piscine pétanque barbecue jeux. Il s'agit de gens que j'apprécie. Le plan est clean. Et pourtant de part la dimension sociale du truc je fais un blocage. Être avec des gens, discuter, se comporter, ça n'est plus le bout du monde comme ça pouvait l'être à une époque mais ça reste une idée difficile. Idem lorsque 2-3 amis (toujours cette sensation étrange en utilisant ce mot) m'invitent régulièrement pour des soirées pourtant en comité restreint et qui ont tendance à briser ma routine, mais l'éternelle sensation désagréable est toujours là.
Je parle ici "d'amis", je laisse imaginer les autres cas.


On parle souvent de la chance qu'on a. Par rapport à. C'est vrai que sur le plan de la nutrition et de la santé c'est indiscutable. C'est vrai que sur le plan du confort et de la variété des activités c'est notable. C'est vrai sur beaucoup d'autres points. C'est vrai que ceux qui ont plus de cinq semaines de congés par an ont de la chance même s'ils le méritent parfois. D'autres les méritent aussi sans les avoir, et avoir ce qu'on mérite c'est une chance, c'est vrai.
Je voudrais parler de la chance de pouvoir envisager des contacts avec autrui sans être mal à l'aise. Je voudrais dire que certains n'ont pas la chance de pouvoir trouver agréable l'idée de passer quelques heures en groupe, y compris avec des amis.
Je ne sais pas si c'est un caprice d'occidental gâté. Je ne suis pas sûr qu'il soit intolérable de mettre sur le même plan le souci d'avoir faim et le souci d'interagir avec autrui.