5.10.08

Things always come back to their starting point

Et l'euphorie se mue en mélancolie. La semaine est passée, le gros événement du week-end aussi, et les questions reviennent. Le simple fait de me retrouver seul un dimanche soir sert de déclencheur. Je me redemande pourquoi tout ça. A quoi bon être toujours en activité pour éviter d'avoir à réfléchir au sens de ce que l'on fait ? C'est cela que j'appelle vivre ? Avoir assez de choses à faire pour ne plus avoir le temps de me rendre compte qu'en réalité tout me fatigue ? Ou est-ce que c'est juste de faire autant de chose et de ne pas vraiment pouvoir le partager avec quelqu'un ? Mais alors si on dit que c'est ce qui me manque, n'est-ce pas encore revenir à une diversion pour ne pas avoir à affronter la réalité ?
Comprendrai-je un jour la problématique de l'envie et de la routine ? Exemple. J'échange avec quelqu'une quelques mails enjoués, dont l'intensité commence à augmenter. Et immédiatement, je me pose la question du futur de ces échanges si on se répond trop vite, si les choses vont trop vite tout court. Immédiatement je me plonge dans la question de l'envie et ai la phobie de la routine. Je me demande très vite quand est-ce que nous aurons épuisé les thèmes de conversation. J'ai déjà peur de me lasser.
Ce doit être parce que la vitesse à laquelle je me lasse des choses est l'un des éléments qui me poussaient au suicide. Quelle obsession concernant l'envie et la lassitude...

Par ailleurs j'ai dû être trop sympathique avec mon prochain ces derniers temps, j'en suis répugné. Je me demande comment je peux me montrer aussi avenant voire empathique alors qu'à la base j'ai horreur des gens. Je suis bien trop paradoxal. On me dira qu'on l'est tous. Mais il y a paradoxe et paradoxe. Il serait tout à fait normal de croire que mon moi qui décrypte tous les défauts humains, qui les abhorre, est une personne différente de celui que je citais.

Il y a 4 jours j'écrivais avoir la sensation d'exister. Je l'avais d'ailleurs. Je pensais réellement rarement avoir pu palper l'existence ainsi. Mais finalement on revient systématiquement à mon essence, cet être qui a tant de difficultés à vivre, parce qu'à la base il supporte mal les gens, parce qu'il se lasse très vite, parce qu'il analyse trop, parce qu'on peut difficilement le comparer à un humain.
Alors quoi ? Suis-je condamné à errer ainsi ? A m'éloigner de mon essence jusqu'à avoir le sentiment d'exister, chose rare, puis à y revenir fatalement, et ce cycliquement, à l'infini ?
Si on considère que j'ai deux personnalités, laquelle est la plus proche de la vérité ? Ou est-ce que je ne peux juste pas les séparer et dois-je considérer les deux avec équité et m'accomoder des deux ? Mais comment être serein avec soi-même lorsqu'on doit gérer deux choses aussi opposées ?

Dans quelques heures commence la deuxième semaine de la saison. Que puis-je faire ? Voudrais-je faire une pause (mais à quoi bon ?) que je ne le pourrais pas, je vais être entraîné par les événements, par quelque chose que j'ai voulu. Je me considère comme l'un de ceux qui ont choisi le plus de choses composant leur existence, mais visiblement ça ne me suffit pas encore. Phrases vaines je suppose car le temps est forcément rythmé par des choses. Mais je voulais parler de la maîtrise des événements. Je maîtrise beaucoup de choses mais finalement quand je reviens à mon essence je vois bien que je ne maîtrise rien ou plutôt que je ne maîtrise pas mon côté qui est en totale inadéquation avec mon environnement.

Il semble vain de chercher comment terminer cette note. Les questions qu'elle pose restent en suspens, elle aussi.