Je pensais au chagrin provoqué par la mort d'un proche. Un amour lie naturellement les personnes de la même famille. J'imagine que cet amour ne peut jamais être complètement réduit à néant, qu'il en reste toujours un minimum. J'imagine aussi qu'il peut augmenter, dans les cas de connivence particulière. Je m'interrogeais sur ce qui peut faire décroître cet amour. Probablement les longues absences et les conflits. En effet, si un père n'a plus vu son fils ces 30 dernières années et qu'il apprend son décès, j'imagine que son chagrin sera forcément moindre, son amour ayant diminué petit à petit année après année, non ? L'autre cas typique est celui où les deux personnes se sont fâchées à l'extrême, mais là encore il faut une intervention du temps car si la mort survient trop peu de temps après le conflit amenant la séparation, l'amour n'a pas dû avoir le temps de beaucoup décroître.
Quand je me vois en train d'écrire cela, je me dis qu'on doit me prendre pour une sorte de chirurgien des sentiments, les triturant et les analysant de manière froide et réfléchie; une différence étant que je n'essaie pas toujours de réparer.
Ce thème m'est venu en pensant à mon éventuel suicide, corrélé au fait que je vois maintenant très peu souvent mes proches familiaux. Je me disais que si c'est dans 5 ans (je parle comme si c'était programmé mais indéterminé, chose qui devient de plus en plus incertaine) leur amour naturel aura déjà décru dans une certaine mesure.
1 commentaire:
Cet amour naturel peut décroître, je te l'assure.
Je vis quelque chose comme ça.
Mais finalement si cet amour disparaît c'est peut-être parce qu'il n'a jamais été vraiment là.
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