19.10.08

So many, so few...

J'ai vu tous ces collégiens, lycéens, à l'heure de la sortie, emplissant les rues, et je me suis demandé ce qu'ils deviendraient. La première chose qui m'a frappé est leur nombre. La seconde l'avenir qu'ils sont censés représenter. La troisième le fait que presque aucun d'eux ne deviendra quelqu'un.

Qu'est-ce que quelqu'un ? Vaste question, la tâche semble même insurmontable. Pourtant lorsque j'ai pensé, écrit cela, j'avais forcément quelque chose en tête, non ? Quelqu'un c'est déjà opposé à personne. Personne c'est tous ceux qui ressemblent à d'autres. Alors quelqu'un pour commencer ça serait quelqu'un de rare. On entend souvent que nous sommes tous différents... Au sens génétique du terme d'accord, mais dans les grandes lignes c'est faux. Je me souviens d'une époque où j'écrivis à ce sujet, les différents niveaux de différence. Je prenais l'exemple de groupes de personnes qui écoutent des styles de musique différents, c'est un niveau de différence mais le niveau supérieur est de considérer seulement le groupe de ceux qui écoutent de la musique et celui de ceux qui n'en écoutent pas. J'arguais que dans presque tous les domaines j'étais dans les niveaux supérieurs de différence, presque toujours dans la partie négative, et que c'était l'une des sources de mon mal être. J'essaierai de remettre la main sur ce texte.
Bref, quelqu'un doit donc déjà être rare. Même si cela peut encore sembler vague, il n'est déjà pas si facile de trouver des personnes vraiment rares. Probablement que quelqu'un ne doit pas tomber dans les travers dans lesquels la plupart de ses contemporains tombent.
Pour le reste je ne sais pas, ou pas encore, mais je crois que cela suffit déjà à expliquer ma petite méditation initiale.

3 commentaires:

anakin a dit…

J'ai lu votre note du 05 octobre, mais on ne peut pas y laisser la trace de son passage.
J'avoue que votre questionnement est le mien. J'avoue aussi que j'ai sans cesse à l'esprit que rien ne dure toujours.
Je suis de près maintenant vos passages sur votre blog.

arna a dit…

Cela m'amène à une question amusante : est-ce que le fait d'être quasi obsédé par la question de la lassitude, durera toujours ?

Anonyme a dit…

"On croit qu'un homme souffre parce que l'être qu'il aime meurt en un jour. Mais sa souffrance est moins futile : c'est de s'apercevoir que le chagrin non plus ne dure pas. Même la douleur est privée de sens."